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Le marché du bois énergie > - La France        

La France
 
Avec sa position de premier pays européen producteur de bois énergie, la France est particulièrement impliquée dans ce secteur.
 
En France, le bois de chauffage à usage domestique représente la majorité de l’utilisation du bois énergie. Les appareils les plus utilisés actuellement par les particuliers sont les inserts, les foyers fermés, les foyers ouverts et les poêles. Le plan bois-énergie mis en place par l’Etat depuis 1994 vise à moderniser ce type de chauffage, mais aussi à développer les chaufferies bois collectives et industrielles.
 
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Pour prendre connaissance du tableau de bord des statistiques du bois énergie en France Cliquez ici
 
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Plan biomasse-solide 2007- 2010 de l’ADEME :

“Le programme bois énergie 2007-2010 s’inscrit dans le contrat d’objectifs passé entre l’ADEME et l’Etat, qui fixe un objectif de 290 000 tep supplémentaires de bois pour la période 2007-2010 (65 000 tep en 2007 + 70 000 tep en 2008 + 75 000 tep en 2009 + 80 000 tep en 2010). L’objectif fixé pour 2010 est ambitieux et correspond à doubler le résultat moyen obtenu lors du précédent programme (45 000 tep). Pour ce faire, des avancées en matière de structuration du secteur, en particulier sur la mobilisation de la ressource, ainsi qu’un meilleur ciblage des aides ADEME vers les projets les plus performants, tant du point de vue énergétique qu’environnemental, devront permettre d’augmenter la production additionnelle annuelle de chaleur bois énergie par euro public investi et les installations de taille importante devraient ainsi être plus représentées.”
... source Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durables
 
Pour en savoir plus sur le Plan biomasse ADEME 2007 - 2010 : Cliquez ici
 
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« Le bois, une énergie d’avenir pour les particuliers », ADEME, Mai 2006 :
 
La France est première consommatrice de bois-énergie en Europe. Le chauffage domestique y est prédominant et ce marché est en pleine expansion. En effet, on a constaté une progression de 23% des ventes d’appareils en 2005, avec de très bons résultas pour les poêles et les chaudières à bois. On peut véritablement parler de renouveau de la filière bois énergie, qui est également une source d’emplois.

ADEME, Mai 2006

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ADEME : Produire de la Chaleur
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ADEME : Produire de l’électricité décentralisée
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L’avantage pour l’emploi :

“* Évaluation de l’emploi direct* et indirect** lié à la filière bois, paille et autres biocombustibles pour les secteurs énergétiques domestiques, industriels et collectifs (production d’électricité comprise)
Étude ADEME 2007
En 2006, 60 000 emplois étaient déjà mobilisés par la filière bois-énergie. 23 000 en aval, essentiellement liés à la production des équipements, poêles et foyers. 35 000 en amont, principalement associés à la production de bois-bûche (75 % des emplois liés au bois-bûche sont informels). Mais un scénario prospectif basé sur les objectifs des documents préparatoires de la PPI chaleur estime à 85 000 le nombre d’emplois dans cette filière en 2015, soit une création de 50 000 emplois. Pour la plupart, ces emplois sont liés au secteur domestique et 10 000 d’entre eux sont consacrés à la production de plaquettes forestières.

* Emploi du secteur.
** Emploi lié aux achats du secteur : chaîne de fournisseurs.

Source : ADEME
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Charte Qualibois
Pour en savoir plus sur la charte QUALIBOIS 2008 cliquez ici
Source : QUALIBOIS, www.qualibois.org
 
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La production française
 
Contexte 2007 :
Tout comme la Finlande, la France a vu sa production d’énergie primaire à partir de biomasse solide baisser. Les températures hivernales plus élevées de 2007 en donne la principale explication.
 
 
« La France devrait perdre très prochainement son rang de premier producteur de biomasse solide. La DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) estime qu’en 2007 la production d’énergie primaire issue de la biomasse solide a diminué de 261 ktep par rapport à 2006, se rapprochant fortement du chiffre de production allemand. La diminution de la production s’explique par la moindre consommation de bois-énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire pour cause de conjoncture climatique. La production augmente légèrement dans le secteur industriel grâce notamment à la mise en place de nouvelles unités ayant profité du premier appel d’offres biomasse.
 
La DGEC précise que les données concernant la consommation des ménages, qui représente à elle seule 7 millions de tep, seront revues fortement à la baisse suite aux résultats de l’enquête logement réalisée par le CEREN (Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie).
 
Cette diminution ne signifie pas une désaffection pour le chauffage au bois. En effet, le crédit d’impôt mis en place en 2005, qui permet à un particulier de récupérer 50% du prix de son appareil de chauffage, a fortement relancé le marché des appareils de chauffage au bois. Sur les trois dernières années, quelque 1 373 720 appareils (inserts, foyers fermés, poêles et chaudières) ont été vendus (409 735 en 2005, 529 129 en 2006 et 434 856 en 2007). Cette politique fiscale a pour but d’accélérer le renouvellement du parc existant vers des appareils à plus haut rendement. Elle a également une incidence sur la consommation de bois de feu des ménages qui diminue du fait de l’augmentation de l’efficacité énergétique des appareils.
 
Depuis 2008, le crédit d’impôt ne peut s’appliquer qu’aux appareils de chauffage au bois ayant un taux de rendement égal ou supérieur à 70 % (75 % pour les chaudières à alimentation automatique) contre 65 % en 2007. À noter aussi la progression régulière des installations de chaufferies collectives et industrielles (546 chaufferies au bois engagées en 2007 pour une puissance de 232 MW dans le cadre du nouveau programme 2007-2010, conduit par l’Ademe).
 
La France s’est également donné pour objectif de développer des centrales de cogénération via des procédures d’appel d’offres. Les résultats du deuxième appel d’offres, lancé par publication au Journal officiel de l’Union européenne le 9 décembre 2006, ont été communiqués en juin dernier. Le gouvernement a sélectionné 22 projets d’une puissance cumulée de 314 MWe pour un prix de vente moyen de l’électricité de 128 €/MWh. La plupart des projets retenus sont situés sur des sites industriels : une distillerie, trois usines de granulés, un serriste, sept sites de biocarburants, trois sites industriels chimiques ou miniers, quatre papetiers, une laiterie et un industriel du bois. Par ailleurs, un projet devrait alimenter un réseau de chaleur. Les ressources biomasse utilisées dans ce deuxième appel d’offres sont variées : 60000 t/an de marc de raisin, quelque 710000 t/an de sous-produits et résidus de l’industrie papetière, 1 million t/an de rémanents et plaquettes forestières, plus de 800 000 t/an de paille et son, environ 250 000 t/an d’écorces, broyats et bois divers, quelque 50 000 t/an de cultures énergétiques (ainsi que 21 millions de m3/an de biogaz).
 
Ces nouveaux projets ainsi que les centrales mises en service dans le cadre du premier appel d’offres représentent une puissance de plus de 400 MW. Compte tenu des installations préexistantes, la capacité de production électrique à partir de la biomasse sera de l’ordre de 700 MWe en 2010. »
 
 

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